Dans l'économie numérique, tout le monde vend des solutions. Peu de gens prennent le temps de comprendre le vrai problème.
C'est ce pari, presque à contre-courant, que François Gagnon a choisi de faire avec la création de Mobius Électronique. Dans des secteurs où les systèmes électroniques sont critiques, où l'erreur de diagnostic coûte cher et où les architectures mal choisies fragilisent des organisations entières, Mobius s'est taillé une place en faisant exactement ce que les grands acteurs n'ont plus le temps de faire : écouter.
Ce positionnement part d’une méthode appliquée sur des marchés pointus et exigeants, qui permet à Mobius de générer une valeur rare, soit de la propriété intellectuelle réelle, construite aux côtés de clients qui ont de vrais problèmes à résoudre.
Découvrons ce changemaker du monde de l’électronique.
Le problème d’un monde technologique avancé
Les enjeux liés à l’électronique ne datent pas d’hier. À une autre époque, avant que le téléphone cellulaire soit une extension de nos corps, les technologies analogues dominaient notre environnement.
Dans l’économie numérique, on parle beaucoup de données, d’IA, de GPU et de puissance de calcul, mais on oublie souvent une vérité fondamentale, presque triviale pour les ingénieurs : le monde réel est analogique.
Température, vibrations, vitesse, pression, champs électriques, signaux mécaniques : toute donnée utile commence par une interaction avec le monde physique.
Encore aujourd’hui, les entreprises dans plusieurs secteurs névralgiques de notre société ont des besoins importants à mesurer, à tester, à capter et à interpréter des signaux réels.
Ce besoin traverse plusieurs types de systèmes intégrés comme les systèmes de mesure, les bancs de test et de contrôle qualité, l’imagerie industrielle, ou la navigation autonome. Sur le papier, les outils ne manquent pas. Depuis quelques années toutefois, une réponse s’est imposée par défaut : le GPU.
Ces processeurs graphiques, ou Graphics Processing Unit (GPU) en anglais, ne sont pas des outils adaptés pour la prise de mesure en temps réel. Bien que puissantes, flexibles et soutenues par l’écosystème logiciel, pensons notamment à la valeur en bourse de fabricants comme NVIDIA, et toute l’infrastructure derrière l’IA, ces outils ne sont fondamentalement conçus que pour le calcul, pas pour le dialogue avec le monde réel.
Dans des contextes industriels critiques, ce choix devient risqué et peut amener des enjeux tels que:
difficulté à se brancher directement sur des signaux analogiques,
latence incompatible avec le temps réel,
surconsommation énergétique,
dépendance à des fournisseurs dominants (Intel, NVIDIA),
applications logicielles fragilisées par une mauvaise architecture matérielle.
Un moteur d’avion ou un système de navigation autonome ne tolèrent pas l’approximation.
Chez Mobius, une phrase revient souvent : « The world is analog. » Et si l’on veut s’y connecter correctement, il faut une technologie conçue pour ça.
Le pari d’une base commune plutôt que le sur-mesure infini
Mobius a fait un choix à contre-courant. Plutôt que de multiplier les cartes électroniques sur mesure, ils ont créé une plateforme commune basée sur un cœur FPGA*, capable de couvrir près de 80 % des besoins réels.
*(field-programmable gate array (FPGA) ou réseau de portes programmables en français)
Cette solution permet d’optimiser la performance par watt et de dialoguer nativement avec le monde physique. En combinant le tout avec un GPU, il est également possible d’approfondir encore plus la relation entre les capteurs physiques et l’environnement informatique.
Un FPGA performant, et personnalisable, permet d’opérer :
des systèmes de mesure fiables,
des applications d’imagerie avancée,
des systèmes autonomes,
des intégrations OEM durables.
Le vrai différenciateur de Mobius : la technologie et les gens
Le nom Mobius n'est pas anodin. Le ruban de Möbius, cette surface à une seule face, sans début ni fin, est un memento de ce qu'est l'essence d'une boîte de service-conseil d'exception : tourner autour d'un problème jusqu'à en comprendre la vraie nature, avant de proposer quoi que ce soit.
C’est sur ce plan que Mobius intervient directement auprès des équipes, afin d’éviter de « forcer une solution » sur un mauvais problème, et pour améliorer des architectures existantes. Un principe guide cette approche : Avant d’acheter un produit, on achète une relation.
C'est précisément cette philosophie qui guide François Gagnon. Là où d'autres vendeurs arrivent avec une solution cherchant un problème, Mobius part du diagnostic. En écoutant, on peut mieux trouver une solution objective, puis définir le problème.
Cette rigueur n'est pas qu'une posture commerciale : elle est le fondement de la valeur que Mobius crée. Les entreprises qui font appel à eux ne cherchent pas un fournisseur de cartes électroniques. Elles cherchent quelqu'un capable de comprendre leur système dans ses fondements, d'identifier où le vrai risque se loge, et de proposer une architecture qui tient dans le temps.
C’est la combinaison entre plateforme technologique + expertise humaine qui distingue Mobius d’acteurs plus lourds comme National Instruments, et qui rend son savoir-faire difficile à répliquer.
Pourquoi Mobius est un Change Maker
Mobius n’opère pas dans un marché bruyant.
Les entreprises qui font appel à Mobius cherchent rarement un gadget technologique. Elles cherchent à retrouver l’agilité qui existe dans des organisations parfois trop lourdes. Elles cherchent à sécuriser leurs systèmes, à réduire leur risque technologique, et à maîtriser leur consommation énergétique,
François n'a pas bâti Mobius en cherchant à couvrir tous les besoins du marché. Il a fait le choix inverse : aller exprimer une expertise pointue là où peu d'acteurs osent s'aventurer.
Ce positionnement délibéré sur des marchés spécialisés, qu'il s'agisse de navigation autonome, de bancs de test critiques ou de systèmes embarqués haute performance, ouvre une porte que les généralistes n'atteignent jamais : celle de la propriété intellectuelle réelle. En résolvant des problèmes complexes aux côtés de clients exigeants, Mobius ne livre pas que des solutions. Il génère du savoir brevetable, et des revenus qui en découlent.
En choisissant de maîtriser le lien entre monde analogique et monde numérique, en construisant une plateforme commune robuste, et en misant autant sur les gens que sur la technologie, Mobius bâtit un avantage discret, mais profondément défendable.
Dans un écosystème obsédé par le logiciel, Mobius rappelle une vérité essentielle : l’innovation commence là où le monde réel rencontre l’électronique.
Ce que nous avons fait pour aider Mobius
Chez Garage&co, nous accompagnons les entreprises comme Mobius à atteindre ses objectifs d’affaires en se basant sur les défis vécus au quotidien par les entrepreneur.e.s. En faisant des suivis serrés en one-on-one, l’équipe de Mobius peut mieux faire vivre son plan stratégique, tant et aussi longtemps que les actions prévues au plan sont effectuées.
Dans le cas de Mobius, c’est surtout au plan de la commercialisation que nous avons aidé François Gagnon et son équipe à développer des relations avec des futurs clients, notamment en démontrant leur savoir-faire sur les médias sociaux (surtout LinkedIn) de Mobius.
Ces efforts, combinés avec des approches directes auprès de potentiels acheteurs, leur ont permis d’obtenir un premier projet pilote payant avec une PME québécoise.